###ACCESSIBILITY###

Historique

On identifie généralement 4 générations de systèmes de vélos en libre service. Benoit Beroud (Mobiped) définit ces générations selon les niveaux d’incitation à maintenir les vélos dans un bon état pour être loués par d’autres utilisateurs.

La première génération : aucune incitation

White Bikes à Amsterdam (1965), Les vélos jaunes à La Rochelle (1974), les vélos roses à Genève (1986). Les vélos sont simplement déposés sur l’espace public. Les vélos sont alors volés, repeints, détériorés pour être finalement non réutilisables.

La seconde génération : incitation monétaire

Vélo prêté par organisme touristique, Berlin. Photo: PRO VELO Suisse

Fonden Bycyklen à Copenhague (1995). Un système de caddie incite les utilisateurs à ramener le vélo dans une station pour récupérer leur caution d’environ 2 €. Mais, le montant de la caution étant trop faible, les utilisateurs conservent le vélo pour un usage individuel.  

La troisième génération : l’utilisateur est identifié

Vélo à la carte à Rennes (Photo : Clear Channel)

Vélo à la carte à Rennes (1998), Vélo’v à Lyon (2005).

Pour utiliser le service, l’utilisateur doit s’identifier, laisser une caution et payer un abonnement le cas échéant. Une fois inscrit, il reçoit un moyen d’identification qu’il présente à une interface pour être reconnu. Les services de troisième génération se sont rapidement développés avec l’apparition des nouvelles technologies, notamment celles du GSM (Global System for Mobile communication) et du GPRS (General Packet Radio Service). Le succès à grandes échelles des Vélo’v et des Vélib’ ont convaincu de nombreuses villes de mettre également des vélos à disposition de leur citoyen dans la rue. Malgré l’identification de l’utilisateur, de nombreux vélos sont détériorés, voire même volés. Des dispositifs complémentaires sont donc nécessaires pour conserver les vélos en état d’usage : une maintenance régulière des vélos, un comportement civique et responsable de l’usager, des aménagements adaptés à la pratique du vélo, ….  


La quatrième génération : Inciter les non-utilisateurs à ne pas vandaliser les vélos

Bicimia à Brescia (Italie), Eclairage et vidéo surveillance sur la borne (Photo : Mobiped, Benoît Beroud, 2009)

Bicimia à Brescia (2008). Les principes d’usages des services de quatrième génération sont identiques à ceux de la troisième. La principale différence concerne la prise en compte des non usagers pour garantir la pérennité et la continuité du service. A Brescia, la station dispose d’un éclairage spécifique et d’un système de vidéosurveillance pour dissuader les tentatives de vandalismes organisés.

Suite à un vandalisme latent des Vélib’, la ville de Paris a lancé une campagne de communication afin d’inciter les non usagers à un comportement plus civique et responsable.

Les systèmes suisses actuels se situent entre ces deux générations de vélos en libre service. Les problèmes de vandalisme et d'entretien sont aujourd'hui reconnus. L'expérience montrera si pour la taille et la mentalité des villes suisses des mesures de sensibilisation et de surveillance aussi importantes sont nécessaires.